Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
leperroquet.com

La presse est un pouvoir qui éduque, forme et guide le politique. N'Djaména_Tchad. Tél. (+235) 95252640 / 63536359 . E-Mail: leperroquetmedia@gmail.com

DNIS: Ahmed Bartchiret, l'avaliseur

DNIS: Ahmed Bartchiret, l'avaliseur

Face à la dualité, à la sensibilité et aux divergences en ce qui concerne la thématique n°2, le présidium a sorti de sous chapeau, une carte qui avait surpris l’opinion publique. La mise en place d’une commission Adhoc de 19 membres, présidée par  Ahmed Barchiret pour faire cuire les carottes, le 24 septembre 2022. Après deux jours de suspension des travaux,  Ahmed Bartchiret et son équipe sont revenus avec des propositions connues de tous : La modification de la Charte de Transition qui fixe les conditions d’organisation et du fonctionnement de l’Etat pendant cette période, selon eux, d’exception ; le maintien de la forme de l’Etat unitaire fortement décentralisée ; l’adoption de la nouvelle Constitution inspirée de celle de 1996 par voie référendaire en intégrant l’ensemble des résolutions adoptées par le DNIS en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel ; l’organisation d’un référendum sur la question de la forme de l’Etat pour permettre au peuple tchadien de se prononcer sur le choix de l’Etat unitaire fortement décentralisé ou de la fédération ; l’éligibilité des dirigeants de la transition. Selon l’argumentaire soutenu par la commission adhoc, tout tchadien en général et les dirigeants de la transition en particulier sont électeurs et éligiles dans les conditions prévues par la loi. Entre les lignes des ajustements apportés sur la durée de la transition, il se rapporte que les autorités ont fait de efforts importants en vue du renforcement de la paix, de l’unité national et de la cohésion sociale durant la première phase de la transition. Ainsi, l’équipe d’Ahmed Bartchiret propose qu’au sortir du DNIS, il faut renouveller cette période de transition de 24 mois au maximum. « Ce délai, qui prend en compte les engagements du Tchad vis-à-vis de ses partenaires internationaux doit notamment permettre d’asseoir les institutions de la phase 2 de la transition, de mettre en œuvre les résolutions du DNIS, et de préparer le pays à l’ordre constitutionnel à travers l’organisation des élections crédibles », soutenait le rapporteur de ladite commission, Dr Robonate Jean Calvin tout en proposant un mandat présidentiel de 6 ans renouvelables une seule fois et de même que 6 ans pour les mandats électoraux pour les députés, les sénateurs et les élus locaux.  S’agissant des organes de transition, il est recommandé de dissoudre le CMT pour ouvrir une deuxième phase de transition issue du DNIS, de maintenir en fonction, le président du CMT qui dévient le Président de la Transition et d’accorder un statut particulier aux membres du CMT pour servie rendu à la Nation. Le Conseil National de Transition connaitra aussi des améliorations tant dans sa composition, son organisation que dans son fonctionnement. Selon Ahmed Bartchiret, il faut maintenir le CNT en réaménageant sa composition pour assurer une participation équilibrée de toutes les forces vives de la nation à son fonctionnement et de prévoir dans la Charte de Transition que le CNT a pour mission de suivre et de contrôler l’exécution par le Gouvernement des résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain. Pour ce qui est du Gouvernement de Transition, la commission adhoc a suggésré la réaffirmation du pouvoir du Président de la Transition de nommer et de révoquer le Gouvernement et de proposer pour la phase 2 de transition, un gouvernement de réconciliation nationale où, toutes les sensibilités seront représentées. Globalement, il est à retenir des suggestions pour la phase de transition post-DNIS de mettre en place une équipe d’experts aux  compétences avérées pour élaborer un projet de Constitution fondé sur les aspirations du Peuple Tchadien, de tenir des Etats Généraux de la justice pour engager sans délai la réforme du système judiciaire en vue de consolider la bonne gouvernance ; de mettre en œuvre des réformes visant à renforcer le fonctionnement des institutions ; de mettre en œuvre pour assurer la transparence et la crédibilité des prochaines élections ; de mener la lutte  implacable contre la mauvaise gouvernance, le népotisme, l’exclusion et la corruption en vue de canaliser les ressources publiques au profit du bien-être de la population ; de crédibiliser les institutions de la République et enfin d’inscrire en toute priorité la lutte contre l’exclusion dans les fonctions publiques afin d’assurer l’équité et la justice sociale, gages de la paix et de l’unité nationale.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article